Le grand débarras

L’arrivée des beaux jours donne envie de ranger, de débarrasser : c’est le nettoyage de printemps.

C’est ce que Quentin a décidé d’entreprendre en se débarrassant de tout ce qui ne sert plus, de la cave au grenier. 

Malgré quelques réticences de son épouse Vanessa et de son fils David, il va organiser une brocante à l’Américaine : tout sera sorti dans la cour de leur maison de Blieux.

Parmi les objets destinés à la vente, une petite fille va trouver une vieille dame sur un fauteuil roulant, morte depuis deux jours.

Les gendarmes trouvent sur elle un mot : « Puisque personne ne veut s’occuper de moi, je vais chez mon petit fils Quentin. Hortense. »

Quentin  n’a pas de grand-mère qui s’appelle Hortense et n’a jamais vu cette vieille dame. Qui a pu l’emmener ici, et pourquoi ? 

Il va, au fil d’une histoire « Rocambolesque », percer les mystères d’une famille à laquelle il ne s’attendait pas.

200 pages de mystères, fâcheries, cachotteries, et drôleries.

 

En attendant, quelques extraits :

8 Juin 2012, Blieux

Bon, il faut qu’on fasse du tri dans cette maison, le grenier, la cave et le garage sont pleins. On va faire un nettoyage de printemps, c’est le moment.

Quentin Grimau a décidé, ce matin en se levant, qu’il en serait ainsi. Toute la famille est attablée pour le petit déjeuner. Comme à l’habitude, David le fils est à peine réveillé, et Vanessa qui n’est pas du matin n’est pas bavarde à cette heure là. Personne ne relève : demain il n’y pensera plus, on a l’habitude.

– Demain, c’est samedi, dès l’aube, tout le monde sur le pont, pour trier ce qui ne sert plus à rien. Vanessa, tu t’occuperas de la cuisine et de la buanderie, et toi David, de ta chambre, je m’occuperai de la cave, du garage et de la remise. Pour ce qui est du grenier, on s’y mettra tous les trois, car chacun sait bien y entasser ce qui l’encombre.

David, le fils de Quentin fait la moue :

– Y’a pas tant de choses que ça, et tout est rangé.

– Tu as une notion particulière du rangement, je ne sais pas comment tu fais pour retrouver quoi que ce soit dans ton capharnaüm.

– Je sais où sont toutes mes affaires !

Vanessa, la maman demande simplement :

– Qu’est-ce que tu appelles l’aube ?

– Disons huit heures, au plus tard.

 

Quelques instants plus tard, un cri strident retentit, tournoyant, emplissant l’atmosphère chaude de cette belle matinée, suivi d’un ooooh ! de stupéfaction qui parcourut la foule. Les yeux exorbités, les mains sur la bouche, une femme s’était mise hurler si fort que toutes les personnes présentes s’étaient figées.

– Qu’est-ce qu’il se passe encore ? s’inquiéta Quentin en se dirigeant vers la femme paniquée. Qu’est-ce qu’elle a pu voir, une araignée géante ?

Un attroupement s’était formé près d’une vieille dame, assise sur un fauteuil roulant, en partie recouverte d’une couverture. Les yeux fermés, le menton sur la poitrine, on aurait pu penser qu’elle dormait, mais son teint crayeux et ses traits fripés ne laissaient guère de doute.

– Laissez-moi passer, je suis médecin.

L’homme ne mit pas longtemps à donner son verdict :

– Cette femme est morte, et elle n’a pas dû venir seule, ce n’est pas d’aujourd’hui !

Certains s’éloignèrent d’autres s’approchèrent. Quentin fit reculer tout le monde :

– Qui c’est cette vieille ? je ne l’ai jamais vue ! Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Quelqu’un la connaît ?

C’était bien les questions que se posaient les personnes présentes. Quelqu’un l’avait bien emmenée, et cela n’était sans doute pas passé inaperçu, on n’était pas sur la place d’une ville, mais en pleine cambrousse. Le brouhaha reprit, léger, de chuchotements.

– Vous êtes sûr qu’elle est morte ? demanda Quentin au médecin.

– On ne peut plus, voyez ce teint crayeux, son pouls ne bat plus et elle est froide.

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