Les petits mots

Ici quelques histoires courtes, parfois loufoques, que je distillerai au fil des semaines.

Aujourd’hui  17 octobre : la ponctuation

Il n’est pas aisé, lorsqu’on écrit, de placer les virgules, points d’exclamation, deux- points … au bon endroit.

Pourtant, dans notre langue, c’est ce qui donne le rythme et le sens aux phrases : il vaut mieux ne pas se tromper!

La ponctuation

 

 

 

 

 

La vengeance des moutons :

Tel est pris…

Au fil des jours

20 octobre 2020

Devinez où c’est ?

???

 

18 octobre 2020

En ce dimanche, jour de marché, si on allait faire un tour à Saint-Auban.

lieu de culte
Télé ciel
fontaine d’église
bisous
fruits et légumes
rencontres du dimanche

16 octobre 2020

Les griffes des arbres à l’assaut de la maison rose que vous reconnaîtrez sûrement.

la maison rose

15 octobre 2020

Si vous aimez les vieilles mécaniques, allez donc jeter un coup d’oeil sur les photos.

l’attraction

14 octobre 2020

Les saisons suivent leur cours, imperturbables. Comme autour des Salettes.

reflets sur l’étang
automne
soleil d’automne
cascade dorée

 

11 octobre 2020

Aujourd’hui le vent va aider les arbres à se débarrasser des feuilles mortes qu’il faudra ramasser à la pelle !

 

06 octobre 2020

Salut à tous !

En cette période difficile, il vaut mieux éviter les bains de foule. On pourra bientôt, s’il continue à pleuvoir,  aller aux champignons (sans le masque protecteur ! )

Ou alors rester à l’abri, avec un de mes romans pour passer le temps !

Il y en a 9 désormais, et je vais bientôt attaquer le dixième : tant que mon cerveau fonctionne !

Ce sera une histoire familiale qui se passera dans le coin, celle d’un jeune garçon que les parents ont appelé « BEAU ». Mais la beauté ne fait pas tout et la vie du jeune homme ne va pas s’avérer  facile. 

Je vous en dis pas plus, vous verrez quand il sera prêt. Je vous tiendrai aussi au courant.

En attendant prenez soin de vous.

 06 juillet 2020

ça y est, mes 2 derniers romans sont là, juste pour les vacances.

2 histoires à lire sur la chaise longue, à l’ombre d’un arbre. Ils vous emmeneront un peu en vacances vers le lac Léman ou dans le Jura, au frais.

Vous les trouverez dans les lieux habituels de vente :

-la librairie « de fil en page »

-bar tabac « Le cyclope »

-Intermarché Peipin

-Maison de la presse Laugier de Sisteron

-Librairie de la presse de Digne.

27 mars 2020

Pendant que nous sommes confinés, la nature continue son cycle:

« Tandis qu’à leurs œuvres perverses

Les hommes courent haletants,

Mars qui rit malgré les averses

Prépare en secret le printemps…

Premier sourire du printemps

Pour les petites pâquerettes,

Sournoisement lorsque tout dort,

Il repasse des collerettes

Et cisèle des boutons d’or…

(Ainsi parlait Théophile Gauthier).

08 janvier 2020

Bonne année à tous, ne prendre que le meilleur!

Des mots, encore des mots

Il y a beaucoup de mots dans le dictionnaire, il suffit de les choisir, puis de les arranger.

Les mots bleus, les mots doux, les mots dits, les mots écrits : tout ça finit par faire un livre. 

Un roman, un essai, une biographie, en tout cas, des histoires racontées pour, on l’espère, le plaisir des lecteurs, mais avant tout, pour celui de l’auteur.

L’auteur qui raconte ce qu’il a vu, ce qu’il a fait, sa vie, ses histoires, ou ce qu’il invente, ce qu’il imagine. 

Écrire un roman, c’est plonger dans une histoire, la vivre comme si on y était, s’évader, voyager. En espérant que le lecteur en fera de même et aille jusqu’au bout de l’histoire, qu’il ne ferme pas le livre avant le mot « fin ».

Lire c’est partager le rêve, les émotions, les souvenirs, les voyages, même fictifs de celui qui a écrit.

Alors, je l’espère : bons voyages !

 

Les premiers mots

La passion pour l’écriture ne m’est pas venue subitement.

Déjà, sur les bancs de l’école, j’aimais la « rédaction » : raconter des histoires. Plus tard, lors de mon service militaire, je faisais des grilles de mots croisés pour mon adjudant et je rédigeais des petites histoires pour le faire rire.

Suite à un accident de moto, en 1984, étant immobilisé, j’avais commencé un roman, que j’ai laissé tomber dès que j’ai pu à nouveau remonter sur la moto.

Puis, dégagé enfin des obligations de travail, en 2015, j’ai décidé d’essayer d’écrire un peu plus que des articles de journaux.

Les premières pages que j’ai noircies s’appellent : Liberté que vous pouvez lire en cliquant sur le lien.

Puis : Tel est pris une courte fable en souvenir de celles de Jean de la Fontaine, apprises à l’école. (Que je propose dans « Les petits mots ».)

Puis je me suis lancé dans l’écriture d’un roman : Le secret des grottes blanches basé sur un fait que l’on m’a raconté lors du tournage d’un film dans la région.

Ça n’a pas été simple, il m’a fallu le construire, apprendre à écrire, à mettre en page, à faire la couverture avec les photos que je suis allé prendre dans le Vercors, (la plupart de mes couvertures sont réalisées avec mes photos) insérer les dessins réalisés par ma fille, corriger : ce qui est le plus difficile !

On croit qu’on connaît la langue française, mais elle est tellement complexe qu’il faut sans arrêt rechercher tel mot, telle conjugaison, telle exception… Et malgré les relectures, il reste des coquilles, parfois grosses, mais que l’on ne voit pas : comme dit le proverbe, « on voit la paille dans l’oeil du voisin, mais pas la poutre que l’on a dans le sien ».

Alors, je me suis adjoint les services de Céline, ma correctrice attitrée, qui est une bonne chasseuse de coquilles. À nous deux nous en éliminons pas mal, mais il peut malgré tout en rester quelques unes qui seront je l’espère pardonnées.

Après l’avoir écrit, je me suis dit qu’en faire? Les portes de l’édition ne sont pas faciles à ouvrir, il faut envoyer des quantités de manuscrits, format A4 qui ne seront pas forcément lus et qui représentent un investissement en matière de papier, de cartouches d’encre et d’affranchissement.

C’est un ami : Luigi Corraro qui m’a encouragé à m’auto-éditer, c’est à dire faire imprimer le livre à mes frais. Je craignais que cela soit un gouffre financier et que je ne puisse rentabiliser l’argent investi.

Mais ce ne fut pas le cas, suffiamment de livres ont été vendus pour que je récupère mon investissement et les commentaires encourageants m’ont motivé pour continuer. J’en suis aujourd’hui à 9 livres que j’auto-finance grâce à ceux qui les apprécient.

Je sais bien que je ne ferai pas fortune avec l’écriture, mais je suis riche de partages et de rencontres, c’est déjà ça.

Nous suivons, avec Luigi, le même parcours, car lui aussi aime raconter des histoires : différentes, sur le patrimoine local, ses amis les chiens… Il vient également de sortir un nouveau roman que vous pourrez vous procurer facilement aux points de vente habituels.

Alors, si vous lisez ces mots, vous comprendrez que vous êtes le moteur de nos plumes. Nous comptons sur vous, car nous ne tenons pas à faire travailler les grosses structures, nous préférons les libraires locales.

 

 

 

 

 

 

 

Le grand débarras

L’arrivée des beaux jours donne envie de ranger, de débarrasser, c’est le nettoyage de printemps.

C’est ce que Quentin a décidé d’entreprendre en se débarrassant de tout ce qui ne sert plus, de la cave au grenier. 

Malgré quelques réticences de son épouse Vanessa et de son fils David, il va organiser une brocante à l’Américaine : tout sera sorti dans la cour de leur maison de Blieux.

Parmi les objets destinés à la vente, une petite fille va trouver une vieille dame sur un fauteuil roulant, morte depuis deux jours.

Les gendarmes trouvent sur elle un mot : « Puisque personne ne veut s’occuper de moi, je vais chez mon petit fils Quentin. Hortense. »

Quentin  n’a pas de grand-mère qui s’appelle Hortense et n’a jamais vu cette vieille dame. Il se demande qui a pu l’emmener ici, et pourquoi ? 

Il va, au fil d’une histoire « Rocambolesque », percer les mystères d’une famille à laquelle il ne s’attendait pas.

200 pages de mystères, fâcheries, cachotteries, et drôleries.

En attendant, quelques extraits :

8 Juin 2012, Blieux

  • Bon, il faut qu’on fasse du tri dans cette maison, le grenier, la cave et le garage sont pleins. On va faire un nettoyage de printemps, c’est le moment.

Quentin Grimau a décidé, ce matin en se levant, qu’il en serait ainsi. Toute la famille est attablée pour le petit déjeuner. Comme à l’habitude, David le fils est à peine réveillé, et Vanessa qui n’est pas du matin n’est pas bavarde à cette heure là. Personne ne relève : demain il n’y pensera plus, on a l’habitude.

– Demain, c’est samedi, dès l’aube, tout le monde sur le pont, pour trier ce qui ne sert plus à rien. Vanessa, tu t’occuperas de la cuisine et de la buanderie, et toi David, de ta chambre, je m’occuperai de la cave, du garage et de la remise. Pour ce qui est du grenier, on s’y mettra tous les trois, car chacun sait bien y entasser ce qui l’encombre.

David, le fils de Quentin fait la moue :

– Y’a pas tant de choses que ça, et tout est rangé.

– Tu as une notion particulière du rangement, je ne sais pas comment tu fais pour retrouver quoi que ce soit dans ton capharnaüm.

– Je sais où sont toutes mes affaires !

Vanessa, la maman demande simplement :

– Qu’est-ce que tu appelles l’aube ?

– Disons huit heures, au plus tard.

  • … Quelques instants plus tard, un cri strident retentit, tournoyant, emplissant l’atmosphère chaude de cette belle matinée, suivi d’un ooooh ! de stupéfaction qui parcourut la foule. Les yeux exorbités, les mains sur la bouche, une femme s’était mise hurler si fort que toutes les personnes présentes s’étaient figées.

– Qu’est-ce qu’il se passe encore ? s’inquiéta Quentin en se dirigeant vers la femme paniquée. Qu’est-ce qu’elle a pu voir, une araignée géante ?

Un attroupement s’était formé près d’une vieille dame, assise sur un fauteuil roulant, en partie recouverte d’une couverture. Les yeux fermés, le menton sur la poitrine, on aurait pu penser qu’elle dormait, mais son teint crayeux et ses traits fripés ne laissaient guère de doute.

– Laissez-moi passer, je suis médecin.

L’homme ne mit pas longtemps à donner son verdict :

– Cette femme est morte, et elle n’a pas dû venir seule, ce n’est pas d’aujourd’hui !

Certains s’éloignèrent d’autres s’approchèrent. Quentin fit reculer tout le monde :

– Qui c’est cette vieille ? je ne l’ai jamais vue ! Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Quelqu’un la connaît ?

C’était bien les questions que se posaient les personnes présentes. Quelqu’un l’avait bien emmenée, et cela n’était sans doute pas passé inaperçu, on n’était pas sur la place d’une ville, mais en pleine cambrousse. Le brouhaha reprit, léger, de chuchotements.

– Vous êtes sûr qu’elle est morte ? demanda Quentin au médecin.

– On ne peut plus, voyez ce teint crayeux, son pouls ne bat plus et elle est froide…

Mystères en cascade

Une histoire de terroir au pays des cascades : le Jura.

Une intrigue dans laquelle  les gendarmes devront percer les mystères de familles où des secrets sont enfouis depuis longtemps.

Un gamin simple d’esprit, des histoires d’amour, une sorcière, un peintre russe, la vie secrète des villages et hameaux où tous se connaissent, s’aiment ou se détestent, mais ne se livrent pas , surtout aux gendarmes.

La cascade de Quinquenouille cache bien des secrets, derrière son voile vaporeux, il y a la « Fée des bois »,  c’est ce que raconte « Petitet »

Est-ce vrai ou une vue de son esprit?

Personne ne l’a jamais rencontrée.

Sauf peut-être ces touristes qui ont été retrouvés morts!

Mais qui peut le savoir? 

Ceux qui iront au bout des 220 pages!

En attendant, quelques extraits :

  • Damien, Myriam, Lucie, Angélo et Pat, les gamins du village de Chatonnay prirent comme chaque jour, le chemin de la cascade de Qinquenouille pour profiter de l’eau claire et fraîche du Dard qui, après avoir che­miné à travers les bois moussus de la Petite montagne, faisait un joli saut de trente-cinq mètres pour ensuite aller grossir la Valouse. La gaîté était de mise en cette belle journée d’été, les rires étant un lot commun de l’insouciance de leur jeune âge. Mais cette joie fit place aux cris et à la stupeur lorsque, arrivés au pied de la cascade, ils découvrirent des baigneurs, nus, qui semblaient immobiles, les visages immergés : ils avaient l’air morts. Angélo, le plus intrépide s’approcha lentement et constata que les corps étaient sans vie. Il y avait un homme et une femme. Il rejoint ses camarades et tous partirent au triple galop prévenir de leur macabre trouvaille…
  • Laura et le sergent continuèrent leurs investigations auprès des villageois pour obtenir davantage de renseignements sur ce qu’il pouvait se passer dans les environs et surtout autour de la cascade. Une femme,Jeanne, plutôt volubile l’aida à remplir son carnet de notes. Bien sûr il faudrait trier, mais il y aurait sûrement quelques renseignements intéressants.

– Asseyez-vous je vous en prie, vous voulez un café ?

– Non merci, juste des renseignements.

– Je vous écoute.

Elle n’écouta pas longtemps, dès que Laura eu glissé une pièce, le moulin à paroles fut en route.

– Ce sont de petits villages, voire des hameaux, mais il y a beaucoup à dire, si vous saviez. Par qui on commence ?

– Parlez-moi de Blaise.

La femme leva les sourcils : elle n’avait pas l’air de connaître, ça commençait mal.

– Blaise ?

– Petitet si vous préférez.

– Ah, j’ignorais qu’il s’appelait Blaise, ici on l’a tou­jours appelé Petitet, ou le « Gadeux », c’est son père qui lui a donné ce surnom. Faut dire qu’il est pas grand le gamin. On l’appelle aussi « Petit’tête », rapport avec son handicap, le pauvre. C’est vrai qu’il a un peu loupé la distribution de neu­rones, enfin, chacun est comme il doit être, c’est la vie…

– Il est comment à part ça ?

… c’est un gamin sympa, bien sûr y’en a qui disent qu’il est fêlé, qu’il faut se méfier de lui… Il est serviable, il fait les commissions des vieux, il aide pour les récoltes, il s’occupe beaucoup de son père. S’il ne l’avait pas qui sait où il serait le pauvre…

– Justement, ce n’est pas son vrai père ?

… vous savez, le père c’est celui qui élève, qui nourrit, pas forcément celui qui a tiré un coup…

Chers voisins

Encore un policier avec une commissaire pas piquée des vers !

Louis et Jeanne, de paisibles retraités, vivent dans un petit pavillon de banlieue. Lui passe son temps dans le jardin, elle devant la télé ou son deuxième écran : la fenêtre.

Le quartier change, des immeubles ont poussé autour de chez eux, ce qui procure à Jeanne une occupation de tous les instants. Il s’en passe des choses désormais !

Un jour, les voitures de police occupent le devant des nouveaux immeubles : un enfant a disparu. Ils finissent par être questionnés, comme tous les gens du quartier.

Bien que Myriam, la commissaire chargée de l’affaire, ne la porte pas en son cœur, Jeanne se trouve être un « indic » qui permet d’avancer dans l’affaire, ainsi que dans les autres qui vont animer le quartier.

Un jour, les retraités voient arriver de nouveaux voisins, une famille avec deux enfants et un chien : un nouveau feuilleton pour Jeanne.

Mais ces voisins vont devenir un cauchemar pour la fouinarde et le jardinier, allant jusqu’à entraîner leur perte : Ne dit-on pas que la curiosité est un vilain défaut ?

 

Pour vous mettre l’eau à la bouche :

  •  – Ça recommence ! quelqu’un est encore venu faire son marché au jardin. C’est la troisième fois cette semaine. Si ça continue comme ça, je laisse tomber. Je veux bien partager, mais je ne supporte pas que l’on vole le fruit de mon travail. Da ns quel monde vivons-nous ?

Louis est encore en colère ce matin, après avoir constaté le vol de ses chers légumes.

– Tu n’as qu’à arrêter, on ne te volera plus rien, se contente de dire Jeanne pas du tout intéressée par les cultures.

– Et je ferai quoi de mes journées ? Je n’ai pas envie de passer mon temps devant la télé ou la fenêtre comme toi !

– Tu n’auras qu’à aller faire des balades dans les bois, chercher des champignons, et quand il ne fait pas beau, mets-toi à la lecture.

– Je n’ai jamais aimé lire, au bout de trois pages je m’endors.

– Parce que tu n’as jamais trouvé de livres intéressants, va à la médiathèque, ce n’est pas ce qui manque là-bas. Il y a même un coin lecture si tu ne veux pas rester ici.

Louis haussa les épaules : sa femme ne comprenait rien. « Si je lui fermais les volets et éteignais la télé, est-ce qu’elle prendrait un livre ? »

– Tu viendrais avec moi aux champignons ?

– Tu sais bien que je ne peux presque pas marcher !..

  • Ce matin, Louis est parti faire quelques courses et Jeanne est comme chaque jour à son poste d’observation. Mistigri, le vieux chat ronronne sur ses genoux. Lui ne surveille pas, somnolant ou rêvant à quelque souris ou autre bestiole qu’il pourrait chasser.

Soudain, des lumières bleues se mettent à danser sur les façades des immeubles, tels des lutins joyeux : des voitures de police s’arrêtent devant l’immeuble juste en face de la fenêtre de la vieille femme. Elle est aux premières loges du polar qui s’annonce. Elle se lève, éjectant le pauvre chat, réveillé en sursaut. Les jumelles rivées sur les yeux, elle suit les hommes portant un brassard « police » qui se dirigent vers l’entrée « B ».

« Qu’est-ce qu’il se passe ? » s’interroge Jeanne, « un peu d’action aujourd’hui, c’est pas plus mal. »

Après un temps qui lui paraît infini, elle voit ressortir les agents de la force publique qui se dispersent, interrogeant apparemment les passants. Elle entend la porte s’ouvrir et se refermer : c’est Louis qui rentre, elle va enfin en savoir un peu plus.

– C’est quoi tous ces flics en bas ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

– J’en sais rien, je n’ai rien vu.

– Ils t’ont pas interrogé ? Ils interrogent tous ceux qui passent.

– Je suis rentré par-derrière, je n’avais pas envie d’avoir affaire à eux.

– Je me demande ce qui est arrivé, trois voitures de police, ça doit être grave !

Les policiers restèrent toute la matinée dans le quartier, Jeanne trépignait sur son fauteuil : elle voulait savoir.

Sa curiosité allait être satisfaite au milieu de l’après-midi, quand on frappa à la porte : c’était la police. Une femme d’une quarantaine d’année, accompagnée d’un homme plus jeune et qui portait le fameux brassard orange sortit sa carte :

– Bonjour Madame, commissaire Myriam Gougeont, Police judiciaire, nous voudrions vous poser quelques questions.

– Oui, acquiesça Jeanne, je vous écoute.

– On nous a signalé une disparition dans le quartier, auriez- vous des renseignements à nous apporter ?

– C’est que je ne sors guère de chez moi, j’ai des difficultés pour me déplacer, nous ne voyons pas grand monde.

– Et vous monsieur ?

– Pareil, je passe mon temps dans mon jardin, je ne m’occupe pas de ce qui se passe de l’autre côté.

– Mouais, vous n’avez rien vu ou entendu d’anormal ces derniers jours ?

– Ça fait pas mal de temps que nous voyons et entendons des choses anormales, depuis que ces immeubles sont occupés en fait. Nous n’y prêtons plus attention.

– On peut savoir qui a disparu ? ne put s’empêcher de demander Jeanne.

– Un jeune homme, d’environ treize ans – la commissaire lui tendant une photo.

– Je n’ai jamais vu cette personne, désolée.

– Bon, si vous vous rappelez de quoi que ce soit qui puisse nous aider, appelez-moi, ajouta la femme en lui tendant sa carte.

  • Myriam Gougeont était une belle femme, grande, brune, qui s’était présentée, après un master, au concours externe de la Police nationale et avait suivi une formation de deux ans à l’ ENSP (École nationale supérieure de police à Saint-Cyr au Mont D’or). Élève exceptionnelle, sportive, elle s’était imposée par son caractère affirmé. Possédant un charisme puissant, et une intuition plus que féminine, elle dirigeait le commissariat de la ville d’une main de maître. Elle était assistée, dans ses enquêtes par Jonathan Sylvely, inspecteur beau garçon, aux cheveux qui malgré guère plus de trente ans, commençaient à grisonner, Mathieu Bourh (dit Mat), tout jeune sergent et une équipe performante. Jonathan et Mat étaient bien sûr tous deux secrètement amoureux de la commissaire qui ignorait leurs avances, préférant son amie Sara...

Reconstitution

Un nouveau polar que vous trouverez chez vos distributeurs habituels.

Lors de la reconstitution d’un meurtre, l’assassin présumé est abattu, à la stupéfaction générale : Un bruit sec se fit entendre au loin, qui résonna dans l’air frais du matin. Avant même que l’on pût comprendre de quoi il s’agissait, une tache rouge apparut sur le front du meurtrier qui bascula en avant : raide mort.

S’agit-il d’une vengeance commanditée par le père de la victime ? C’est ce que semble penser la police : « Qui d’autre pouvait vouloir la mort de cet homme ? Surtout qu’il n’a pas caché sa satisfaction… »

Ce dernier nie farouchement, mais le tueur prend contact avec lui, réclamant une grosse somme d’argent : « Demain, à vingt-trois heures précises, déposez la somme dans la poubelle du square, celle qui est à côté de la statue de Foch… »

Le père est-il vraiment innocent ? Comment va-t-il se débarrasser du maître-chanteur, avec la police qui le surveille ?

Suspense, rebondissements et fin inattendue.

en attendant, voici quelques extraits :

  • L’homme était assis à l’arrière du fourgon de la gendarmerie, menotté, accompagné de trois gendarmes en armes. Quatre motards entouraient le fourgon, et les gyrophares bleus tournoyaient de concert. Le convoi traversa la ville à vive allure devant les passants hébétés qui restèrent cois sur le trottoir, se demandant quel prisonnier pouvait engendrer un tel charivari.

– Il me semble que c’est le gars qui a tué Martin, avança un jeune homme, il doit être transféré dans une autre prison.

– On devrait ressortir la guillotine pour ce genre d’individu, capable de tuer de sang-froid ! maugréa un homme plus âgé.

– Et tu accepterais de libérer la lame peut être ?

L’homme continua sa route sans répondre en haussant les épaules.

Sorties de la ville, les lumières tournoyantes abandonnèrent l’asphalte pour s’engager, sans presque ralentir, sur un chemin qui menait vers un terrain militaire désaffecté, soulevant une poussière qui les enveloppa entièrement. Les gendarmes se protégèrent les narines de leurs mains, le prisonnier demeura imperturbable. Le convoi stoppa devant une barrière qu’un militaire ouvrit et referma dès que les véhicules furent entrés. Une centaine de mètres plus loin, les motards se garèrent et laissèrent le fourgon terminer sa course dans une cour cernée par des hangars…

  • Un gendarme se mit en place, qui simulait la future victime. L’accusé s’approcha, et à l’instant où il se tourna pour lui faire face, un claquement parvint des bois situés juste à l’arrière. Un sifflement d’aigle fendit l’air encore humide du matin, et avant que l’on ait pu comprendre de quoi il s’agissait, un point rouge apparut sur le front de l’accusé. Une traînée tout aussi rouge descendit sur l’arête de son nez et il s’écroula en avant, raide mort, comme une masse.

Les yeux étaient exorbités, les bouches bées. Tout s’était passé très vite. Les gendarmes dégainèrent leurs armes et s’approchèrent de la clôture de fil de fer barbelé d’où semblait provenir le coup de feu. Car c’était bien un coup de feu, et d’une extrême précision qui venait d’occire le jeune homme.

  • Les quatre gamins qui arrivèrent, avec leurs vélos, pour jouer dans les hangars abandonnés, à quelques minutes de la ville, remarquèrent qu’une voiture était stationnée dans la cour. Elle n’était pas là la dernière fois qu’ils étaient venus, cela faisait trois jours. Inquiets, ils stoppèrent, prêts à rebrousser chemin. Le plus espiègle d’entre eux posa son VTT et s’approcha doucement, se baissant, espérant ne pas se faire remarquer. Il arriva derrière la voiture et constata qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur, il semblait dormir, affalé contre le volant. Il fit signe de la main à ses camarades, pour qu’ils le rejoignent, leur signifiant le silence un doigt sur la bouche.

Les huit yeux curieux constatèrent la même chose :

– On dirait qu’il dort, dit à voix basse le plus jeune.

– Chutt ! laissons-le tranquille, barrons-nous !

Trois des gamins repartirent en courant, seul le plus téméraire resta et s’approcha de la vitre conducteur à demi baissée. Il leva la tête pour jeter un bref coup d’œil, et détala à son tour en criant :

– Il est mort ! Il est mort ! Sa tête est pleine de sang !

Les quatre aventuriers montèrent sur leurs vélos et foncèrent prévenir leurs parents de cette trouvaille macabre.

Photos

Écrire avec la lumière ou avec la plume, c’est toujours écrire !

La photographie c’est ma passion première : montrer la beauté qui nous entoure, trouver des points de vue originaux qui magnifient l’ordinaire qu’on ne remarque pas forcément.

Et comme dans l’écriture, les possibilités sont infinies : paysages, portraits, insolite, photos de rue, animaux, abstrait etc.  On n’a que l’embarras du choix.

Bien sûr, chaque photographe a un sujet de prédilection, pour ma part ce sont les paysages, la beauté de la nature : j’aime le vert. Mais avant tout, et c’est par là que j’ai commencé, le Noir et Blanc.

Le N&B c’est le côté le plus artistique de la photo. L’image doit attirer le regard par sa composition, ses nuances de gris et, habitués que nous sommes à voir en couleur, le regard que l’on pose sur l’image est différent.

Alors, retransmettre des émotions avec un appareil photo ou un clavier d’ordinateur, c’est toujours provoquer un sentiment. Et une expo photos avec ou sans cadres, c’est autre chose que de regarder des images sur un PC, ne trouvez-vous pas ? (idem pour la lecture).

Pour le moment, elles sont sur un écran, mais je compte bien les exposer, ce sera différent : le rendu, le contact, ce qu’a voulu montrer le photographe…

Des images seront ajoutées fréquemment, n’hésitez pas à venir souvent.

Laissez vos commentaires, quels qu’ils soient, la critique peut faire avancer.

 

20 octobre 2020

Aujourd’hui on tourne: « moteurs ! « 

4 cylindres  » vintage « 
GTI
Bijou français
12 cylindres

15 octobre 2020

J’aime aussi les vieilles mécaniques (il y en aura d’autres, ce n’est pas ce qui manque!)

Une petite vidéo sur la Deuch (la qualité est moins bonne que celle des photos)

alignement d’anciennes
Deuch abandonnée
Super Major
US vintage
Traction coupée
Terrot

 

14 octobre 2020

Encore du Noir et Blanc (un peu sépia)

brume sur le barrage

12 octobre 2020

Je vous ai dit que j’aimais le N&B : j’aime aussi le fromage !

si le fromage m’était comté

 

11 octobre 2020

Aujourd’hui c’est dimanche !

Dimanche à Dax (Landes)

 

07 octobre 2020

Quelques images « vertes »

C’est la saison des potimarrons

pare soleil

beau coup de bambous
cheminées vertes (et carnivores)
Vert et or
à l’ombre du pin
poirier penché
au ras de l’eau
miroir pour arbres

 

 

27 février 2020

ciel de Normandie

 

17 juin 2019

Les « princesses »  sont passées chez nous.

Pour les amateurs de belles mécaniques (expo en prévision)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les secrets d’Ursuline

 Le synopsis plus quelques extraits.

    Au décès de sa grand-mère Ursuline, Christian hérite de la ferme familiale, dans un petit village de Provence.

     Cet héritage va changer sa vie, car les vieilles bâtisses recèlent parfois des trésors, mais aussi des secrets qu’il vaudrait peut être mieux laisser enfouis.

     Lors de la restauration, Christian va aller de surprises en surprises et découvrir au travers des « secrets d’Ursuline », qu’il est issu d’une famille peu banale.

  L’histoire débute par un hold-up dans une bijouterie marseillaise dans les années 70. Les « casseurs » se réfugient ensuite dans un petit village des basses Alpes. En 2010, Christian assiste à l’enterrement de sa grand-mère Ursuline et va hériter de la « Grange » la ferme familiale. Il ne sait rien de sa famille et va découvrir des secrets insoupçonnés.

       Les chapitres, menés en parallèle, tantôt tristes, tantôt gais, vont se rejoindre pour la découverte des « secrets d’Ursuline ». Christian va découvrir  la vie chaotique de sa grand-mère, racontée par le curé du village qui était son confesseur.

Une intrigue familiale surprenante.

EXTRAIT 1 :  13 juin 1972

Les deux hommes cagoulés, armés de fusil à canons sciés, firent irruption dans la bijouterie du boulevard Baille à Marseille.

– Couchez-vous tous par terre, les mains sur la nuque ! Si vous ne bougez pas il ne vous sera fait aucun mal !.. Sauf toi – désignant le bijoutier du bout du canon – Tu vas m’emmener au coffre et l’ouvrir. Et vite, tu es responsable de la vie de ces gens, grouille-toi !

L’autre homme ne dit rien, tout en surveillant les trois personnes allongées au sol, il récupérait les bijoux dans les vitrines qu’il avait fracturées. Le fracas ajoutait à la stupeur des clients qui tremblaient de tous leurs membres. En quelques minutes les sacs des bandits étaient remplis de colliers, parures, pierres précieuses, montres… Dans le coffre, des billets de banque et des lingots d’or. Les deux hommes repartirent aussi vite qu’ils étaient arrivés, en courant jusqu’à la voiture garée en double file quelques mètres plus loin où un complice les attendait. Elle démarra en trombe, les pneus crissant sur la chaussée. Il était neuf heures, la rue n’était pas encore encombrée, la voiture disparut rapidement dans la ville.Dans la bijouterie, les clients étaient ahuris, hébétés. Ils l’avaient échappé belle. Le bijoutier revint vers eux, livide, tremblant. Il n’arrivait pas à parler. « Il faut appeler la police » finit par avancer un des clients. Le patron de la bijouterie prit le téléphone et dut s’y prendre à plusieurs reprises pour arriver à composer le numéro. Son épouse arriva avec une bouteille de cognac pour tenter de réconforter les personnes présentes encore sous le choc.

EXTRAIT 2 : 19 mai 2010 (page 27)

Ce matin, Christian s’est levé de bonne heure. Il a passé une mauvaise nuit à réfléchir à ce qu’il pourrait bien faire de la « Grange » : c’est le nom de la ferme dont il va sûrement hériter, puisqu’il est seul désormais. Il pourrait la vendre, peut-être lui resterait-il quelque argent malgré les frais de succession. Mais c’est la seule chose qui lui reste de sa famille, une famille qu’il a peu connue, mis à part ses grands-parents. La réparer et l’entretenir lui coûterait beaucoup, et il ne se voit pas élever des lapins et des poules, pas plus que Julie. Il n’en n’ont pas parlé ensemble, ils ne sont pas encore mariés. Il se dit maintenant qu’il aurait dû lui demander conseil, mais c’est trop tard, il a rendez-vous chez le notaire de la famille à Sisteron dans moins d’une heure. Peut être que ce dernier lui donnera des idées et l’aidera à régler ce problème.

À neuf heures trente précises, Christian sonne à la porte de l’officier ministériel. Il est reçu aimablement par la secrétaire de l’étude qui le fait patienter quelques instants …

 EXTRAIT 3 : 20 septembre 1972 (page 47)

C’était une de ces journées comme il n’en existe que dans les arrière-saisons du Midi. Les grosses chaleurs étaient passées, l’azur recouvrait entièrement les pins verts qui entouraient l’étang des Sablets, la température était idéale en ce début de matinée. Le soleil venait de naître à l’orient, son disque orange commençait à allonger les ombres des arbres, l’air était pur, l’onde ressemblait à un miroir. Seules quelques vaguelettes partaient de la barque où Alfred attendait que le bouchon de sa canne à pêche s’enfuie, attiré par quelque barbeau argenté, cherchant lui aussi un petit déjeuner. Un cincle plongeur sifflait, caché dans les branches, attendant de plonger dès qu’il repérerait son repas, nageant et louvoyant entre les pierres du ru qui alimentait l’étang.

Comme on était en semaine, Alfred était seul dans ce lieu paradisiaque, du moins c’est ce qu’il pensait. Alangui sur son embarcation immobile, il rêvait. Il était plutôt du genre « action », mais ne dédaignait pas, après le stress d’un braquage, de se ressourcer au calme de sa campagne.

La maison d’Alfred se trouvait à quelques pas de l’étang, retirée, à l’abri des regards indiscrets. Son épouse, Mireille préparait le repas :des alouettes sans tête, se doutant qu’Alfred ne rapporterait pas de quoi les nourrir tous les deux et leur fils de neuf ans. Soudain, elle entendit la porte moustiquaire claquer, quelqu’un était entré. Personne n’avait frappé, elle pensa qu’Alfred était déjà là. Pourtant, d’habitude, il ne rentrait pas avant midi, il se trouvait bien sur l’étang. Ou alors c’était leur fils, mais il était à l’école et lui aussi ne rentrait pas avant midi moins vingt. Elle se dirigea vers l’entrée, laissant les oiseaux de bœuf rissoler sur le feu. Elle se trouva face à un homme qu’elle avait déjà rencontré, un ami d’Alfred. Elle n’aurait toutefois su dire son nom.

EXTRAIT 4 : 23 mai 2010 (page 51)

On se serait cru en plein été, le soleil dardait à tout va. À neuf heures du matin, il faisait déjà vingt-quatre degrés.

– On n’aura pas froid ! J’espère que tu as mis les bouteilles de rosé dans la glacière.

– Eh ! Doucement Mathieu, on ne va pas là-bas pour se promener ou faire du tourisme, mais pour bosser. Je vous préviens, y’a du taf !

Christian avait demandé à quelques amis de lui donner un coup de main, ce week-end, pour commencer à débarrasser la « Grange ». Il y avait Mathieu, son meilleur pote et quelques copains habituels : José, Martin, Julien, Karine, et bien sûr Julie.

– Si tu commences à faire le pingre, j’irai plutôt au bord de la Méouge me faire bronzer. Tu vas pas nous faire crever de soif quand même ? râla Martin

– Non, rassurez-vous, il y a une belle source près de la ferme, je vous assure que l’eau est très fraîche !

EXTRAIT 5 : Avril 1973 (page 133)

Un jour, Mireille reçut un coup de fil de la directrice de l’école des « Pins verts » :

– Madame Bontan, je dois vous rencontrer de toute urgence, il se passe des choses graves avec votre fils Jacques. Vous êtes bien sa maman ?

– Oui, c’est moi, mais vous m’inquiétez ! Que se passe-t-il ?

– Je ne peux vous en parler au téléphone, venez à l’école demain à neuf heures, je vous attendrai.

Mireille mourrait d’inquiétude, que se passait-il avec Jacques ? Elle décida de l’interroger :

– Jacques ! Descends un peu ici, j’ai quelque chose à te demander.

– J’ai pas le temps, je fais mes devoirs.

– Tu les finiras après,  je n’en ai pas pour longtemps.

Le gamin descendit, sans se presser, comme s’il avait quelque chose à se reprocher.

– Ça va en ce moment à l’école ? Tu n’as pas de problèmes ?

– Si, justement j’en ai un gros que j’arrive pas à résoudre, il s’agit d’une baignoire qui fuit, et je dois trouver quand elle sera vide. On n’a pas de baignoire,  je ne sais pas comment faire.

– C’est pas de ça que je veux parler. Avec tes camarades ou la maîtresse ?

– Non, tout va bien, pourquoi ?

– Parce que la directrice veut me voir demain à ton sujet.

Jacques haussa les épaules et remonta terminer ses devoirs dans sa chambre…

Voilà, je ne vous en dis pas plus, il y a beaucoup à lire (292 pages), et plein de rebondissements. La sortie est prévue à la fin de l’année.

D’ici là, courez-vite acheter les autres, ça me permettra de financer celui-ci (je suis auto-édité).


 

Qui a tué Paty?

Pour ce quatrième ouvrage, un POLAR.

Pas un western policier, avec des quantités de cadavres, des poursuites en voitures et des tonnes de balles tirées.

Non, une enquête qui réunit un commissaire plutôt « humain », un inspecteur ripoux, une jeune policière débutante et un As de l’informatique.

L’enquête ne sera pas simple, et il faudra toute l’expérience de « Berlu » pour venir à bout de l’énigme.

Le suspense qui durera jusqu’aux toutes dernières pages, étonnera sans nul doute le lecteur.

220 pages pour savoir qui a tué Paty.

Quelques extraits pour vous donner une idée :

  • Cet après-midi, il faisait beau sur la capitale. Heureusement. Il avait plu hier, le week-end ne serait pas complètement gâché. On pourrait en profiter. C’est ce qu’avait fait le groupe qui était sur « La Seine », un bateau-mouche, bondé comme aux plus beaux jours de l’été. La vedette était passée sous le pont de Bir-Hakeim et allait avoir sur sa gauche les jardins du Trocadéro et à sa droite la tour Eiffel. Juste avant de passer le pont d’Iéna, elle ralentit, de plus en plus, allant jusqu’à s’arrêter. Les passagers, levant les yeux, épatés et ébahis, ne s’inquiétèrent pas, pensant que c’était voulu, afin de contempler la « Dame de fer », fierté parisienne qui élançait son antenne à plus de trois-cents mètres, dans le bleu du ciel. Le pilote, lui, ne regardait pas en l’air, mais le pupitre de commande au beau milieu duquel un gros voyant rouge clignotait, qui indiquait une anomalie : l’hélice s’était arrêtée de tourner, et pas pour laisser les touristes admirer les alentours.
  • On a une passagère clandestine, dit en douce Julien au capitaine, le cadavre d’une femme est accroché à l’hélice par une corde. Il semblerait qu’elle ait des menottes aux chevilles !

– Bon sang ! Je vais appeler la brigade fluviale. Mais avant, il faut évacuer le bateau. Jette l’ancre pour éviter la dérive. J’appelle la compagnie, qu’ils envoient une vedette rapidement.

  • Assis sur son fauteuil de toile, Bernard Ludon somnole plus qu’il ne pêche. Il a profité de cette belle journée d’automne pour taquiner le goujon sur les bords de la Marne : son occupation favorite. Mais apparemment le poisson aussi est parti en promenade, car depuis ce matin, seulement trois bouvières et deux rotengles se partagent le panier de pêche : pas de quoi faire un repas !

Bernard ne se lasse pas de ce cadre poétique et mélancolique, du silence seulement troublé par les oiseaux cachés dans les arbres et le bruissement des feuilles des saules qui pleurent jusque dans l’eau. Mais ce silence est soudainement interrompu par une musique familière qui provient de la poche de sa veste de pêche : son téléphone portable.

Il maudit ce son aigu et perturbateur, mais sort tout de même l’appareil de sa poche. Si ce n’était pour rester toujours en contact avec sa vieille mère âgée de quatre-vingt-sept ans, et qui peut l’appeler à tout moment, il balancerait ce foutu téléphone à l’eau. Il jette un œil et reconnaît le numéro de la « maison » : Bernard Ludon est commissaire divisionnaire au commissariat du sixième arrondissement, où il est appelé familièrement « Berlu ».

– Ah non ! Pas aujourd’hui, pas maintenant ! C’est dimanche.

Berlu laissa le téléphone sonner. Ils pouvaient se débrouiller tout seuls au commissariat, dans deux mois il ne serait plus là, il fallait qu’ils commencent à s’habituer. De toute façon, Patrick le remplacerait, et même si Berlu en doute, il était apte à mener une enquête. Oui, mais c’était encore lui le chef !

Le portable sonna à nouveau, Berlu décrocha.

  • Fred sonna, attendit un moment, pas de réponse, il appuya une nouvelle fois, toujours rien. La patience n’étant pas la qualité principale du lieutenant, il maintint la sonnette longuement, en frappant la porte avec son autre poing en criant : « police ouvrez ! ». La porte ne s’ouvrit pas, enfin pas celle-là. Juste en face, un double « clac clac » fit se retourner les deux policiers, et par la porte entrebâillée, une vieille dame les regardait, inquiète :

– Je ne crois pas qu’il soit là, je l’ai vu partir hier, avec deux gros sacs.

Nadine présenta la photo que lui avait donnée Sam :

– Il s’agit bien de cet homme ?

– Oui, affirma la vieille, il a fait quelque chose de mal ?

– Vous le voyez souvent ? Est-ce qu’il est accompagné ou seul ?

– Vous savez, je ne m’occupe pas des voisins, je ne pourrais pas vous dire.

« Bien sûr » pensait Nadine, « dès qu’on frappe à sa porte elle vient voir, et le judas doit être bien pratique aussi. »

– Jamais vous n’avez remarqué quoi que ce soit ?

– Oh si ! Parfois ils viennent à plusieurs, que des garçons, ils font la fête, bruyamment, jusque tard dans la nuit, mais le lendemain il s’excuse. Puis ça recommence un autre jour. Heureusement il n’est pas souvent là.

– Et vous n’avez jamais vu de fille ?

– Si bien sûr ! Il y aussi du bruit, mais ce n’est pas la même chose, si vous voyez ce que je veux dire !

– Bien sûr. Quand l’avez-vous vu avec une femme pour la dernière fois ?

– Je ne sais plus, je ne passe pas mon temps à surveiller !

– Alors, quand y a-t-il eu du « bruit » la dernière fois si vous préférez ?

– Ah ! ça doit être jeudi passé il me semble, mais je ne suis pas sûre. Vous savez, à mon âge la mémoire est plus volatile…