Les petits mots

Ici quelques histoires courtes, parfois loufoques, que je distillerai au fil des semaines.                    Retour vers l’accueil

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2022

 

5 janvier 2022 : achetons Français

 

 

 

 

 

 

 

 

17 janvier 2021 : La page blanche

21 novembre 2020 :

Les voitures jaunes

Renault jaune

18 novembre 2020 :

  le petit avion blanc

 

Mr D.U.R.A.N.D. 

 

27 octobre 2020 :

j’ai dû rêver     

 

22 octobre 2020 : rencontres

Qui, de nos jours, n’a pas rencontré, sur une route, une de ces pauvres bêtes sortant de la forêt, se promenant avec sa famille ? Ça m’est arrivé trois fois ! Heureusement je suis bien assuré.

Une vie de sanglier

 

 

 

 

 

 

17 octobre : la ponctuation

Il n’est pas aisé, lorsqu’on écrit, de placer les virgules, points d’exclamation, deux- points … au bon endroit.

Pourtant, dans notre langue, c’est ce qui donne le rythme et le sens aux phrases : il vaut mieux ne pas se tromper!

La ponctuation

 

 

 

 

 

La vengeance des moutons :

Tel est pris…

 

 

 

 

 

Photos

Écrire avec la lumière ou avec la plume, c’est toujours écrire !

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La photographie c’est ma passion première : montrer la beauté qui nous entoure, trouver des points de vue originaux qui magnifient l’ordinaire qu’on ne remarque pas forcément.

Et comme dans l’écriture, les possibilités sont infinies : paysages, portraits, insolite, photos de rue, animaux, abstrait etc.  On n’a que l’embarras du choix.

Bien sûr, chaque photographe a un sujet de prédilection, pour ma part ce sont les paysages, la beauté de la nature : j’aime le vert. Mais avant tout, et c’est par là que j’ai commencé, le Noir et Blanc.

Le N&B c’est le côté le plus artistique de la photo. L’image doit attirer le regard par sa composition, ses nuances de gris et, habitués que nous sommes à voir en couleur, le regard que l’on pose sur l’image est différent.

Alors, retransmettre des émotions avec un appareil photo ou un clavier d’ordinateur, c’est toujours provoquer un sentiment. Et une expo photos avec ou sans cadres, c’est autre chose que de regarder des images sur un PC, ne trouvez-vous pas ? (idem pour la lecture).

Pour le moment, elles sont sur un écran, mais je compte bien les exposer, ce sera différent : le rendu, le contact, ce qu’a voulu montrer le photographe…

Des images seront ajoutées fréquemment, n’hésitez pas à venir souvent.

Pour commenter ou commander, envoyez-moi un mail.

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 2022

 

05 janvier : le vent souffle

Chez nous les arbres ont du mal à pousser droit : le Mistral qui, comme aujourd’hui,  empêche que leurs branches ne s’accrochent aux nuages, courbe leurs têtes qu’ils dressent fièrement malgré tout.

 

2021

10 septembre 2021 : auprès de mon arbre

C’est beau un arbre ! Quelle que soit la saison. Le feuillage passant du vert au rouge au fil des saisons, et même dénudé l’hiver, offrant de belles silouhettes.

Frêles ou majestueux, élancés ou en parasol, procurant une ombre fraîche l’été et laissant passer les rayons du soleil froid en hiver, ils sont les rois de la nature. Imaginons une terre sans nos arbres et leurs ramures aux couleurs variées et changeantes : quelle tristesse !

En voici quelques-uns qui ont bien voulu poser devant mon objectif, même s’il n’est pas toujours aisé de composer avec l’ombre et la lumière.

arbre à bouchons
silouhette branchue
pin sur ciel
les griffes du ciel
sous l’arbre
repos sous les arbres
arbres en feu
arbres dans l’eau
arbres blancs
arbres au vent d’automne
arbres à soie
arbre venté
arbre en peinture
arbre en majesté
arbre de ville
arbre de chapelle
arbre dans les nuages
arbre aux grands bras
arbre à Monet
arbre à cerises
finalité

 

21 avril 2021 : images printanières

Pissenlits, coquelicots et blés en herbe.

 

10 janvier 2021: Il a gelé

 

 

 

 

 

 

 

01 décembre 2020 : Insolites suite

Pause pipi
Où il va celui-là ?
Sans commentaire
Sans commentaire
Ras le bol des photographes !

27 novembre 2020 :

Le photographe  se trouve parfois devant des situations insolites ! 

On aurait dû mieux travailler à l’école
Chef de famille
Pull-over échancrés
Stationnement dangereux
4L recyclées
Panneaux négatifs
Coulisses de chevalerie
Souvenir de campagne

 

15 novembre 2020 : comme dirait schmoll: on veut des légendes !

Monstre
Jumelles colorées
Jag
sans filtre

Y’en aura d’autres, je distille !

 

04 novembre 2020 : Les Saints de granit à Carnoët dans les Côtes d’Armor.

Depuis 2008, sur la colline de Quénéquillec, s’élève le peuple de granit portant les légendes, les mythes et les coûtumes de la Bretagne : La vallée des Saints.

Une équipe de sculpteurs passionnés a fait revivre ainsi plus de 100 statues, taillées, comme le caractère des gens du lieu, dans de la  » pierre à grains » le granit.

Malo, Nolwenn, Erwan, Gwénolé, Konan, Brieg (Brieuc), sont les plus connus, mais tous sont issus de la croyance bretonne, et, croyants ou non, ils valent qu’on aille leur donner un bonjour si un jour on passe à proximité.

Je ne les ai pas tous immortalisés, je vous laisse le soin d’en photographier quelques-uns !

Fiers et droits
rencontre
Luner (lunaire) : patron de la brume, il aurait tranché, avec son épée, le brouillard qui avait égaré son embarcation

 

Diboan : le saint qui supprime la douleur
Tudi : pour la guérison des rhumatismes
Padrig (Patrick) et son trèfle à 3 feuilles devenu l’emblême de l’Irlande
Tudeg : contre les mots de tête et la surdité

Gwenn : un troisième sein pour allaiter son nouvel enfant

 

Karadeg (Karadec) : aimable du pays de Galles
Klervi : fille de Gwenn, soeur de Saint Guénolé
Les saints de granit , imperturbables sous la grisaille bretonne ce jour-là

29 octobre 2020 : motos mythiques

C’est beau !

23 octobre 2020 :

Ça va fumer !

Y’en aura d’autre.

20 octobre 2020 :

Aujourd’hui on tourne : « moteurs »

4 cylindres  » vintage « 
GTI
Bijou français
12 cylindres

15 octobre 2020

J’aime aussi les vieilles mécaniques (il y en aura d’autres, ce n’est pas ce qui manque!)

Une petite vidéo sur la Deuch (la qualité est moins bonne que celle des photos)

alignement d’anciennes
Deuch abandonnée
Super Major
US vintage
Traction coupée
Terrot

 

14 octobre 2020

Encore du Noir et Blanc (un peu sépia)

brume sur le barrage

12 octobre 2020

Je vous ai dit que j’aimais le N&B : j’aime aussi le fromage !

si le fromage m’était comté

 

11 octobre 2020

Aujourd’hui c’est dimanche !

Dimanche à Dax (Landes)

 

07 octobre 2020

Quelques images « vertes »

C’est la saison des potimarrons

pare soleil

beau coup de bambous
cheminées vertes (et carnivores)
Vert et or
à l’ombre du pin
poirier penché
au ras de l’eau
miroir pour arbres

 

 

27 février 2020

ciel de Normandie

 

17 juin 2019

Les « princesses »  sont passées chez nous.

Pour les amateurs de belles mécaniques (expo en prévision)

 

 

A venir

2022

L’hiver je reste au chaud ; confiné.

Du coup, un nouveau roman est bientôt prêt : LE RETOUR DE BERLU, l’ancien commissaire de QUI A TUE PATY? LRDB affichette

Je vous tiendrai au courant. A+

2021

20 juillet 2021 : Rendez-vous à Puimoisson pour le festival du livre.

Samedi 24 juillet, venez me retrouver avec mon ami Luigi sur la place de Puimoisson pour des séances de lectures de nos « oeuvres » et de dédicaces.

Après la visite  de Moustiers ou la baignade à Ste-Croix, arrêtez-vous dans ce charmant village où l’on vous attend à partir de 16h. Il fera plus frais en soirée.

Vous pourrez également rencontrer la majorité des auteurs locaux,

  sympa non ?          Affiche journée livres Puimoisson 2021

 

Voici quelques images des séances de dédicaces passées:

au fil en page
à St-Auban
avec Luigi
avec Emilie                                                                                                 Retour à l’accueil

 

 

Au fil des jours

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2022

 

01 janvier 2022 : on change le calendrier

Les années se suivent , espérons qu’elles ne se ressemblent pas !

Meilleurs voeux à tous.

route de St Jean

herbe d’hiver
théâtre blanc
traces glacées

07 décembre 2021 : Bientôt l’hiver

« C’est l’hiver qui frappe à notre porte, mes amis allumons un bon feu… » 

Et tout en contemplant les flammes qui dansent dans la cheminée, ouvrons un livre, le chat sur les genoux.

Les flocons volètent derrière la fenêtre, légers, silencieux, nappant de blanc la campagne.

Partons, au fil des pages, retrouver les beaux jours, les vacances, les bons moments, les 10 histoires sorties de mon imagination, les villages oubliés de nos contrées. 

Rêvons, évadons-nous un instant en plongeant dans des histoires qui se veulent fictives et dont le seul but est de nous faire oublier le quotidien, parfois noir.

Blancs bonnets
Bonnets blancs

 

10 septembre 2021 : auprès de mon arbre

Retrouvez quelques majestés de la nature dans  » écrire avec la lumière « 

 

08 juin 2021 :

Ça y est, cette fois il est là! Vous qui languissiez, y’a plus qu’à aller le chercher! C’est un BEAU roman, c’est une belle histoire.

 

19 mai 2021 : BEAU

D’ici quelques jours le nouveau roman sera disponible dans les points de vente habituels. Je compte sur vous pour ne pas avoir réfléchi, médité, inventé cette histoire pour rien. Elle aurait pu être vraie, (d’ailleurs elle l’est en partie puisque j’y ai mis des souvenirs de mon enfance), et elle se passe dans un village de la région. 

Allez jeter un oeil sur « BEAU », dans les livres pour en savoir plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

22 avril 2021 : Le printemps arrive

La nature pare les champs et les prés de fleurs que l’on n’a pas besoin de semer et qui redonnent des couleurs à nos jours. images printanières

 

 

13 avril 2021 : pas de nouvelles, bonnes nouvelles! 

Aujourd’hui c’est jour de vent, on est habitués, les arbres aussi !

Mon dernier roman est en cours d’édition, pour ceux que ça peut intéresser,  encore un peu de patience.

La fiche de présentation : BEAU fiche de présentation

 

11 mars 2021 : extrait du nouveau roman qui va bientôt sortir

Beau extrait2

 

10 fevrier 2021 : C’est un Beau roman… 

Beau couverture  Beau quatrième

Je suis arrivé au bout de ma dernière histoire. Enfin pas la dernière, puisque je réfléchis à la suivante. 

Ceux qui ont lu « Qui a tué Paty » pourront retrouver l’ancien commissaire Berlu et ses deux acolytes pour une enquête pas piquée des vers. Ceux qui ne l’ont pas lu ont encore le temps de le faire. C’est pas pour tout de suite, il faut construire, écrire, relire…  

QATP fiche de présentation

 

28 janvier 2021 : Des nouvelles de mon prochain ouvrage. 

à venir

 

17 janvier 2021 : C’est l’hiver

Il a neigé un peu partout, sauf chez nous : La page blanche

 

10 janvier 2021 :

Il a gelé ces jours, ça éliminera les moustiques ! Glace

08 janvier 2021 :

Pris par l’écriture de mon nouveau roman, je n’ai pas trouvé le temps de souhaiter une bonne année. Mieux vaut tard que jamais ! 

09 décembre 2020 :

Je me suis mis à l’écriture de mon prochain roman : Beau. Je vous livre déjà un extrait : Heureux événement

 

04 décembre 2020 : J’ai déjà mon cadeau de Noël

 

 

01 décembre 2020 :

Comme ça vous a plu, j’en remets

 

27 novembre 2020 :

Un peu d’humour en photos 

21 novembre 2020 :

Tous à vos postes !  

 

18 novembre 2020 :

Un souvenir de jeunesse, quand on avait encore des obligations militaires.

Le petit avion blanc : 

15 novembre 2020 :

Allons faire une petite balade en attendant des jours meilleurs. 

                                                         voir plus

 

13 novembre 2020 :

Marre d’être confinés !

Tu permets que je m’assoie un moment ?
On veut aller à la chasse !

 

11 novembre 2020 :               commémoration confinée :

 

07 novembre 2020 :

Un petit mot : l’histoire peu banale de Mr D.U.R.A.N.D.   

04 novembre 2020

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de lire « Les secrets d’Ursuline » il est en réimpression et sera bientôt disponible à nouveau.

Secrets en Provence

En attendant, je vous emmène voyager en Bretagne, dans la vallée des Saints.

 

02 novembre 2020 :

Profitez de cette période où il faut rester chez soi pour lire. (C’est toujours mieux que les programmes télé).

Je rappelle que mes romans sont disponibles au Cyclope et à la librairie  De fil en page. Même si celle-ci est fermée, vous pouvez commander vos livres, comme sur Amazon, au même prix, dans un délai plus court, elle est sympa, compétente, et au moins, vous faites marcher le commerce local !😉     romans serpan 

contact@defilenpage.fr

Tél : 09 72 63 56 38

 

30 octobre 2020 :

C’est bizarre, les images de ce jour ont un aspect étrange !

29 octobre 2020 :

Une dernière balade à moto avant le confinement : 

27 octobre 2020 :

Avec ce changement d’heure, on ne sait plus où on en est !

La suite dans les petits mots. 

 

26 octobre 2020 :

Celles qui n’ont pas été cueillies.

pom! pom! pom! pom!

23 octobre 2020 : Et si on allait faire un petit tour de kart ?

Le circuit est dans les Photos

23 octobre 2020 : Un petit mot

22 octobre 2020 : N’oubliez-pas de vous procurer mes derniers romans :

Le grand débarras                                                                                                             – Mystères en cascade 

aux points de vente habituels.

 

 

 

 

 

 

 

 

21 octobre 2020                                                                                  

Il est où ce beau balcon ? 

à St-Auban, cours Péchiney, en face de Halles.

20 octobre 2020                                                                 

Devinez où c’est ?

Sur l’église d’Antonaves

 

18 octobre 2020

En ce dimanche, jour de marché, si on allait faire un tour à Saint-Auban.

lieu de culte
Télé ciel
fontaine d’église
bisous
fruits et légumes
rencontres du dimanche

16 octobre 2020

Les griffes des arbres à l’assaut de la maison rose que vous reconnaîtrez sûrement.

la maison rose

15 octobre 2020

Si vous aimez les vieilles mécaniques, allez donc jeter un coup d’oeil sur les photos.

l’attraction

14 octobre 2020

Les saisons suivent leur cours, imperturbables. Comme autour des Salettes.

reflets sur l’étang
automne
soleil d’automne
cascade dorée

 

11 octobre 2020

Aujourd’hui le vent va aider les arbres à se débarrasser des feuilles mortes qu’il faudra ramasser à la pelle !

 

06 octobre 2020

Salut à tous !

En cette période difficile, il vaut mieux éviter les bains de foule. On pourra bientôt, s’il continue à pleuvoir,  aller aux champignons (sans le masque protecteur ! )

Ou alors rester à l’abri, avec un de mes romans pour passer le temps !

Il y en a 9 désormais, et je vais bientôt attaquer le dixième : tant que mon cerveau fonctionne !

Ce sera une histoire familiale qui se passera dans le coin, celle d’un jeune garçon que les parents ont appelé « BEAU ». Mais la beauté ne fait pas tout et la vie du jeune homme ne va pas s’avérer  facile. 

Je vous en dis pas plus, vous verrez quand il sera prêt. Je vous tiendrai aussi au courant.

En attendant prenez soin de vous.

 06 juillet 2020

ça y est, mes 2 derniers romans sont là, juste pour les vacances.

2 histoires à lire sur la chaise longue, à l’ombre d’un arbre. Ils vous emmeneront un peu en vacances vers le lac Léman ou dans le Jura, au frais.

Vous les trouverez dans les lieux habituels de vente :

-la librairie « de fil en page »

-bar tabac « Le cyclope »

-Intermarché Peipin

-Maison de la presse Laugier de Sisteron

-Librairie de la presse de Digne.

27 mars 2020

Pendant que nous sommes confinés, la nature continue son cycle:

« Tandis qu’à leurs œuvres perverses

Les hommes courent haletants,

Mars qui rit malgré les averses

Prépare en secret le printemps…

Premier sourire du printemps

Pour les petites pâquerettes,

Sournoisement lorsque tout dort,

Il repasse des collerettes

Et cisèle des boutons d’or…

(Ainsi parlait Théophile Gauthier).

08 janvier 2020

Bonne année à tous, ne prendre que le meilleur!

BEAU

  La vie compliquée de gens simples, dans les terres dignoises (Courbons).                                                                                 Une saga familiale autour du dernier né d’une famille de paysans des années 50 à 70.                                                  Amitiés arrosées, amours difficiles, passions, joie, tristesse et humour. (280 pages)

extraits :

Un village paisible

Perché au-dessus de Digne, érigé en sentinelle, le hameau de Courbons qui a compté jadis jusqu’à quatre mille habitants, possède un point commun avec le fameux rocher des « Grimaldi » : Monte-Carlo. En effet, au XVIIIe siècle, le marquis de Courbons et le prince Honoré de Grimaldi jumelèrent leur blason (fuselé d’argent et de gueules) en 1646, en faveur de Jean-Henri de Grimaldi, puis en 1717 en faveur d’Alexandre de Roux.

Le 19 avril 1956, grâce à sa position élevée, les images télévisées de la cérémonie du mariage du prince Rainier III de Monaco avec l’actrice américaine Grace Kelly, ont pu être suivies avec émotion par la population de Courbons et de nombreux Dignois.1

Parce qu’il faut bien localiser un récit, c’est dans ce village pittoresque que j’ai choisi de situer l’histoire totalement romancée qui va suivre.

De nombreux villages ou hameaux, aujourd’hui à l’écart, ont connu autrefois une activité qui permettait de vivre paisiblement « au village ». Ils sont des havres de paix et de tranquillité.Théophile Gautier a bien retransmis, dans son merveilleux poème  Premier sourire de printemps, l’arrivée de cette saison du renouveau, après les rudes journées d’hiver où la nature demeure monochrome.

Il en est ainsi aussi, dans ce petit village de la patrie, adossé à la Bigue et son sommet  le Siron, qui culmine à 1652 m et qui toise la vallée de la Bléone, tout en bas et la montagne du Cousson, symbole du paysage dignois. Sa position à l’adret lui procure un ensoleillement envié et un panorama grandiose.

Une petite route escarpée et sinueuse permet de rejoindre, six kilomètres plus bas, la commune de Digne, à laquelle le village s’est vu rattaché en 1862. Lieu de commerces et de marchés, c’est le « bourg », où l’on se rend pour vendre les produits de la ferme, pour les études des enfants, les achats et les soins. Un sentier raccourcit le trajet à 4,5 kilomètres et l’on peut être à la « ville » en moins d’une heure. Il faut un peu plus pour remonter, les pentes étant par endroits abruptes et difficiles.

Mais, si de nos jours ce trajet est une formalité, il n’en était pas de même dans les années cinquante. L’automobile n’était pas encore très implantée dans les campagnes, il fallait du temps, et l’hiver cela tenait de l’épopée. Se rendre à Aix demeurait un « voyage » que l’on faisait rarement, pour les foires ou marchés au bétail.

La vie était rude, faite de labeur et de plaisirs simples autour du village où bien sûr tous se connaissaient. Tout se savait, tout se disait, le vrai comme le faux : c’était une grande famille où l’on s’entraidait ; on s’aimait, on se détestait, on s’étripait parfois, se réconciliant lors des rares fêtes.

Heureux événement 

Le six juillet 1950, vers huit heures trente, une clameur sort de la chambre des parents :

– Allez vite chercher votre père, je crois que ça y est, le bébé arrive !

Les trois filles sortent en se bousculant et courent à perdre haleine vers le champ où se trouve Gabriel. Mais soudain Jade s’arrête net : 

– Au fait, il est où papa ? On a pas demandé à maman ! Ambre, cours lui demander !

La fillette repart aussi vite et revient tout essoufflée :

– Il est dans les lavandes, allez-y sans moi, j’en peux plus !

– Papa ! Papa ! le bébé est là, il faut venir voir maman !

Gabriel laisse tomber la cisaille et rejoint la maison aussi vite qu’il le peut. Les filles l’ont devancé, elles sont jeunes, elles courent vite.

– Gabriel, vite ! Il faut m’emmener à l’hôpital, j’ai perdu les eaux !

– Si t’as perdu les eaux, c’est trop tard, on a pas le temps, il vaut mieux le faire ici, je vais chez Ernest appeler le toubib.

– Gabriel revient un quart d’heure plus tard, accompagné de Madeleine, la femme de leur voisin, qui eux, sont équipés du téléphone.

– Le toubib est prévenu, il sera là dans une demi-heure, il fait au plus vite.

Madeleine prend les choses en main, elle est habituée. Ce ne serait pas la première fois qu’elle aiderait à mettre au monde un enfant.

– Les filles, apportez-moi des serviettes et de l’eau chaude, au cas où votre maman n’ait pas le temps d’attendre le docteur.

Alice se tord de douleur sous l’effet des contractions et s’agrippe au montant du lit. Elle crie. Madeleine lui pose une serviette chaude sur le front et tente de la calmer :

– Ça va aller, c’est pas le premier que tu fais. Calme-toi, respire bien. Lève tes jambes que je vois un peu où on en est… Bon, c’est pas pour de suite, je vois rien pour le moment.

Gabriel et les trois fillettes attendent à la salle à manger. Reine est inquiète en entendant les cris de sa mère.

– Vous croyez qu’il va sortir le bébé ? Le docteur il va arriver bientôt ? Elle a mal maman ?

– T’inquiète pas, va donc donner à manger aux lapins, ça va aller, tu auras bientôt une petite sœur, dit Gabriel, inquiet malgré tout lui aussi.

Il pousse Ambre et Jade vers la porte :

– Allez avec elle, je vous appellerai quand ce sera fini, restez pas là.

Quand le docteur arrive enfin, une heure plus tard, Alice est trempée et crie de plus belle.

– Ces autos, ça démarre un peu quand ça veut ! Mais c’est quand même bien pratique…  Enfin, je vois que je suis arrivé à temps, c’est le moment.

Les filles pointent leur nez devant la porte moustiquaire de la la salle à manger :

– C’est pas encore fini ? Tu crois que ce sera une petite sœur ? demande Reine à son père.

– Ta mère a un moule pour des filles, que veux-tu que ce soit d’autre ?

– Il paraît que le papa est pour quelque chose aussi dans le sexe des bébés, dit Jade.

– Qui t’a mis une idée pareille dans la tête ? grommelle Gabriel.

– On nous l’a dit à l’école.

– Ils feraient mieux de vous apprendre à faire la cuisine, tu sais même pas faire cuire un œuf !

Jade se contente de hausser les épaules.

Soudain, des cris passent au travers de la porte de la chambre, pas ceux d’Alice cette fois, mais du bébé. Tous se précipitent pour voir la maman en se bousculant :

– Laissez-moi passer ! s’exclame Gabriel, c’est moi le père quand même.

Alice a le nouveau-né sur le ventre, il crie à tue-tête.

– Alors docteur, c’est un mâle ou une femelle ?

– La maman va bien, et nous ne sommes pas à l’étable, alors je dirais c’est un garçon.

Gabriel reste coi un instant avant d’aller voir sa femme. Ambre et Jade veulent déjà prendre le bébé, elles ont le sourire jusqu’aux yeux, elles répètent de concert :

– C’est un garçon ! C’est un garçon ! C’est un garçon !

– C’est un petit frère alors ? demande Reine incrédule.

– Oui, c’est un petit frère ! chantent en chœur les deux autres.

– Poussez-vous ! crie Gabriel, laissez respirer votre mère, et laissez-moi voir cet enfant.

Il retire la couverture dans laquelle est enveloppé le bambin et reste un moment à regarder le petit sexe déjà bien droit.

– Pas de doute, c’est bien un garçon. Ça alors !.. Tu vois, on a bien fait d’insister, on l’a notre mâle, dit-il en regardant enfin son épouse.

Il s’approche et l’embrasse timidement.

– Tu voulais pas que je le garde ! Et pour insister tu as insisté. Maintenant c’est bon, ce sera le dernier. Et c’était pas la peine de regarder son zizi, puisque le docteur t’a dit que c’était un garçon !

– Vu la façon dont il crie, j’étais pas sûr.

Gabriel est tout de même ému, une larme se pointe au coin de son œil, jusqu’à ce qu’elle glisse le long de sa joue. Il se retourne pour ne pas le montrer. Alice se met alors à pleurer et les trois filles se joignent à elle. Le médecin et Madeleine se retirent sur la pointe des pieds, laissant la famille à son bonheur. Ils savent quoi faire, c’est le quatrième enfant qui entre dans cette maison.

– Ce Gabriel, toujours aussi rustre, lâche le médecin.

– Ça n’empêche pas que c’est un brave homme, répond simplement Madeleine.

Passé le moment d’émotion intense, Gabriel prend son fils dans les bras.

– Fais attention ! dit Alice, il est fragile, tiens bien sa tête.

– Comme si j’avais pas l’habitude ! récrimine ce dernier.

– Tu n’as jamais pris tes filles dans les bras à peine sorties de mon ventre.

– J’avais peur de les casser, les filles c’est plus fragile.

Les trois filles et la maman se regardent, mais préfèrent ne pas répondre, ce n’est pas le moment.

– Il est beau, vous trouvez pas ? Il me ressemble, non ?

– Il ressemble à nous tous, répond Alice, il est de notre famille, c’est un Aluni.

– Comment on va l’appeler ? demande Reine.

– C’est vrai ça ! s’inquiète Gabriel, on pensait pas que ce serait un garçon, on avait choisi un prénom de fille.

– Oui, Belle, dit Alice pensive.

– On a qu’à l’appeler James, préconise Jade, c’est joli non ?

– Un prénom anglais ? dit Gabriel, en soupirant et en soulevant les épaules.

– Moi je préférerais Sacha, déclare Reine.

– Russe, maintenant ! Y’a pas assez de prénoms français ?

– Non, Jésus, propose Ambre, en croisant les bras, prête à faire un caprice.

– Un nom d’église maintenant ! Qu’est-ce que vous avez dans la tête ? s’insurge Gabriel… Je verrais bien Joseph, c’était le nom de mon père.

– C’est le nom du père de Jésus, affirme Ambre en frappant dans ses mains.

Gabriel secoue la tête de dépit :

– Oublie un peu la Bible s’il te plaît !

– Arrêtez de vous disputer, dit Alice, vous allez réveiller Beau, car c’est ainsi qu’il s’appellera, regardez-le, ça lui ira bien.

– Ouiiii ! s’exclament en chœur les trois sœurs.

– Ouais, pourquoi pas, marmonne Gabriel peu convaincu. C’est pas trop un prénom, je sais pas si à la mairie on va l’accepter, c’est pas sur le calendrier. Enfin si ça vous plaît… Bon, c’est pas tout ça les filles, mais c’est vous qui allez préparer le repas, laissez reposer votre mère, et Beau.

– On a l’habitude, on aide souvent maman.

– Entre donner un coup de main et préparer un repas il y a une différence. J’espère que vous avez retenu les leçons, j’ai faim, très faim !

Des mots, encore des mots

Il y a beaucoup de mots dans le dictionnaire, il suffit de les choisir, puis de les arranger.

Les mots bleus, les mots doux, les mots dits, les mots écrits : tout ça finit par faire un livre.

Un roman, un essai, une biographie, en tout cas, des histoires racontées pour, on l’espère, le plaisir des lecteurs, mais avant tout, pour celui de l’auteur.

L’auteur qui raconte ce qu’il a vu, ce qu’il a fait, sa vie, ses histoires, ou ce qu’il invente, ce qu’il imagine. 

Écrire un roman, c’est plonger dans une histoire, la vivre comme si on y était, s’évader, voyager. En espérant que le lecteur en fera de même et aille jusqu’au bout de l’histoire, qu’il ne ferme pas le livre avant le mot « fin ».

Lire c’est partager le rêve, les émotions, les souvenirs, les voyages, même fictifs de celui qui a écrit.

Alors, je l’espère : bons voyages !

 

Les premiers mots

La passion pour l’écriture ne m’est pas venue subitement.

Déjà, sur les bancs de l’école, j’aimais la « rédaction » : raconter des histoires. Plus tard, lors de mon service militaire, je faisais des grilles de mots croisés pour mon adjudant et je rédigeais des petites histoires pour le faire rire.

Suite à un accident de moto, en 1984, étant immobilisé, j’avais commencé un roman, que j’ai laissé tomber dès que j’ai pu à nouveau remonter sur la moto.

Puis, dégagé enfin des obligations de travail, en 2015, j’ai décidé d’essayer d’écrire un peu plus que des articles de journaux.

Les premières pages que j’ai noircies s’appellent : Liberté que vous pouvez lire en cliquant sur le lien.

Puis : Tel est pris une courte fable en souvenir de celles de Jean de la Fontaine, apprises à l’école.

Puis je me suis lancé dans l’écriture d’un roman : Le secret des grottes blanches basé sur un fait que l’on m’a raconté lors du tournage d’un film dans la région.

Ça n’a pas été simple, il m’a fallu le construire, apprendre à écrire, à mettre en page, à faire la couverture avec les photos que je suis allé prendre dans le Vercors, (la plupart de mes couvertures sont réalisées avec mes photos) insérer les dessins réalisés par ma fille, corriger : ce qui est le plus difficile !

On croit qu’on connaît la langue française, mais elle est tellement complexe qu’il faut sans arrêt rechercher tel mot, telle conjugaison, telle exception… Et malgré les relectures, il reste des coquilles, parfois grosses, mais que l’on ne voit pas : comme dit le proverbe, « on voit la paille dans l’oeil du voisin, mais pas la poutre que l’on a dans le sien ».

Alors, je me suis adjoint les services de Céline, ma correctrice attitrée, qui est une bonne chasseuse de coquilles. À nous deux nous en éliminons pas mal, mais il peut malgré tout en rester quelques unes qui seront je l’espère pardonnées.

Après l’avoir écrit, je me suis dit qu’en faire? Les portes de l’édition ne sont pas faciles à ouvrir, il faut envoyer des quantités de manuscrits, format A4 qui ne seront pas forcément lus et qui représentent un investissement en matière de papier, de cartouches d’encre et d’affranchissement.

Alors j’ai choisi l’auto-édition, qui me laisse toute liberté pour l’écriture, la mise en page, les images de couverture, de quatrième et intérieures. Ce n’est certes pas parfait, mais je m’améliore au fil des livres et j’ai le plaisir de réaliser presque tout (sauf l’impression).

Les retours sont bons, et les commentaires me permettent de m’améliorer. Je continue donc mon périple littéraire et j’ai plein d’idées de scénarios qui je l’espère sont originaux.

Voir ici tous mes ouvrages:   affichette 10 romans

 

Le grand débarras

L’arrivée des beaux jours donne envie de ranger, de débarrasser, c’est le nettoyage de printemps.

C’est ce que Quentin a décidé d’entreprendre en se débarrassant de tout ce qui ne sert plus, de la cave au grenier. 

Malgré quelques réticences de son épouse Vanessa et de son fils David, il va organiser une brocante à l’Américaine : tout sera sorti dans la cour de leur maison de Blieux.

Parmi les objets destinés à la vente, une petite fille va trouver une vieille dame sur un fauteuil roulant, morte depuis deux jours.

Les gendarmes trouvent sur elle un mot : « Puisque personne ne veut s’occuper de moi, je vais chez mon petit fils Quentin. Hortense. »

Quentin  n’a pas de grand-mère qui s’appelle Hortense et n’a jamais vu cette vieille dame. Il se demande qui a pu l’emmener ici, et pourquoi ? 

Il va, au fil d’une histoire « Rocambolesque », percer les mystères d’une famille à laquelle il ne s’attendait pas.

200 pages de mystères, fâcheries, cachotteries, et drôleries.

En attendant, quelques extraits :

8 Juin 2012, Blieux

  • Bon, il faut qu’on fasse du tri dans cette maison, le grenier, la cave et le garage sont pleins. On va faire un nettoyage de printemps, c’est le moment.

Quentin Grimau a décidé, ce matin en se levant, qu’il en serait ainsi. Toute la famille est attablée pour le petit déjeuner. Comme à l’habitude, David le fils est à peine réveillé, et Vanessa qui n’est pas du matin n’est pas bavarde à cette heure là. Personne ne relève : demain il n’y pensera plus, on a l’habitude.

– Demain, c’est samedi, dès l’aube, tout le monde sur le pont, pour trier ce qui ne sert plus à rien. Vanessa, tu t’occuperas de la cuisine et de la buanderie, et toi David, de ta chambre, je m’occuperai de la cave, du garage et de la remise. Pour ce qui est du grenier, on s’y mettra tous les trois, car chacun sait bien y entasser ce qui l’encombre.

David, le fils de Quentin fait la moue :

– Y’a pas tant de choses que ça, et tout est rangé.

– Tu as une notion particulière du rangement, je ne sais pas comment tu fais pour retrouver quoi que ce soit dans ton capharnaüm.

– Je sais où sont toutes mes affaires !

Vanessa, la maman demande simplement :

– Qu’est-ce que tu appelles l’aube ?

– Disons huit heures, au plus tard.

  • … Quelques instants plus tard, un cri strident retentit, tournoyant, emplissant l’atmosphère chaude de cette belle matinée, suivi d’un ooooh ! de stupéfaction qui parcourut la foule. Les yeux exorbités, les mains sur la bouche, une femme s’était mise hurler si fort que toutes les personnes présentes s’étaient figées.

– Qu’est-ce qu’il se passe encore ? s’inquiéta Quentin en se dirigeant vers la femme paniquée. Qu’est-ce qu’elle a pu voir, une araignée géante ?

Un attroupement s’était formé près d’une vieille dame, assise sur un fauteuil roulant, en partie recouverte d’une couverture. Les yeux fermés, le menton sur la poitrine, on aurait pu penser qu’elle dormait, mais son teint crayeux et ses traits fripés ne laissaient guère de doute.

– Laissez-moi passer, je suis médecin.

L’homme ne mit pas longtemps à donner son verdict :

– Cette femme est morte, et elle n’a pas dû venir seule, ce n’est pas d’aujourd’hui !

Certains s’éloignèrent d’autres s’approchèrent. Quentin fit reculer tout le monde :

– Qui c’est cette vieille ? je ne l’ai jamais vue ! Qu’est-ce qu’elle fait ici ? Quelqu’un la connaît ?

C’était bien les questions que se posaient les personnes présentes. Quelqu’un l’avait bien emmenée, et cela n’était sans doute pas passé inaperçu, on n’était pas sur la place d’une ville, mais en pleine cambrousse. Le brouhaha reprit, léger, de chuchotements.

– Vous êtes sûr qu’elle est morte ? demanda Quentin au médecin.

– On ne peut plus, voyez ce teint crayeux, son pouls ne bat plus et elle est froide…

Mystères en cascade

Une histoire de terroir au pays des cascades : le Jura.

Une intrigue dans laquelle  les gendarmes devront percer les mystères de familles où des secrets sont enfouis depuis longtemps.

Un gamin simple d’esprit, des histoires d’amour, une sorcière, un peintre russe, la vie secrète des villages et hameaux où tous se connaissent, s’aiment ou se détestent, mais ne se livrent pas , surtout aux gendarmes.

La cascade de Quinquenouille cache bien des secrets, derrière son voile vaporeux, il y a la « Fée des bois »,  c’est ce que raconte « Petitet »

Est-ce vrai ou une vue de son esprit?

Personne ne l’a jamais rencontrée.

Sauf peut-être ces touristes qui ont été retrouvés morts!

Mais qui peut le savoir? 

Ceux qui iront au bout des 220 pages!

En attendant, quelques extraits :

  • Damien, Myriam, Lucie, Angélo et Pat, les gamins du village de Chatonnay prirent comme chaque jour, le chemin de la cascade de Qinquenouille pour profiter de l’eau claire et fraîche du Dard qui, après avoir che­miné à travers les bois moussus de la Petite montagne, faisait un joli saut de trente-cinq mètres pour ensuite aller grossir la Valouse. La gaîté était de mise en cette belle journée d’été, les rires étant un lot commun de l’insouciance de leur jeune âge. Mais cette joie fit place aux cris et à la stupeur lorsque, arrivés au pied de la cascade, ils découvrirent des baigneurs, nus, qui semblaient immobiles, les visages immergés : ils avaient l’air morts. Angélo, le plus intrépide s’approcha lentement et constata que les corps étaient sans vie. Il y avait un homme et une femme. Il rejoint ses camarades et tous partirent au triple galop prévenir de leur macabre trouvaille…
  • Laura et le sergent continuèrent leurs investigations auprès des villageois pour obtenir davantage de renseignements sur ce qu’il pouvait se passer dans les environs et surtout autour de la cascade. Une femme,Jeanne, plutôt volubile l’aida à remplir son carnet de notes. Bien sûr il faudrait trier, mais il y aurait sûrement quelques renseignements intéressants.

– Asseyez-vous je vous en prie, vous voulez un café ?

– Non merci, juste des renseignements.

– Je vous écoute.

Elle n’écouta pas longtemps, dès que Laura eu glissé une pièce, le moulin à paroles fut en route.

– Ce sont de petits villages, voire des hameaux, mais il y a beaucoup à dire, si vous saviez. Par qui on commence ?

– Parlez-moi de Blaise.

La femme leva les sourcils : elle n’avait pas l’air de connaître, ça commençait mal.

– Blaise ?

– Petitet si vous préférez.

– Ah, j’ignorais qu’il s’appelait Blaise, ici on l’a tou­jours appelé Petitet, ou le « Gadeux », c’est son père qui lui a donné ce surnom. Faut dire qu’il est pas grand le gamin. On l’appelle aussi « Petit’tête », rapport avec son handicap, le pauvre. C’est vrai qu’il a un peu loupé la distribution de neu­rones, enfin, chacun est comme il doit être, c’est la vie…

– Il est comment à part ça ?

… c’est un gamin sympa, bien sûr y’en a qui disent qu’il est fêlé, qu’il faut se méfier de lui… Il est serviable, il fait les commissions des vieux, il aide pour les récoltes, il s’occupe beaucoup de son père. S’il ne l’avait pas qui sait où il serait le pauvre…

– Justement, ce n’est pas son vrai père ?

… vous savez, le père c’est celui qui élève, qui nourrit, pas forcément celui qui a tiré un coup…

Chers voisins

Encore un policier avec une commissaire pas piquée des vers !

Louis et Jeanne, de paisibles retraités, vivent dans un petit pavillon de banlieue. Lui passe son temps dans le jardin, elle devant la télé ou son deuxième écran : la fenêtre.

Le quartier change, des immeubles ont poussé autour de chez eux, ce qui procure à Jeanne une occupation de tous les instants. Il s’en passe des choses désormais !

Un jour, les voitures de police occupent le devant des nouveaux immeubles : un enfant a disparu. Ils finissent par être questionnés, comme tous les gens du quartier.

Bien que Myriam, la commissaire chargée de l’affaire, ne la porte pas en son cœur, Jeanne se trouve être un « indic » qui permet d’avancer dans l’affaire, ainsi que dans les autres qui vont animer le quartier.

Un jour, les retraités voient arriver de nouveaux voisins, une famille avec deux enfants et un chien : un nouveau feuilleton pour Jeanne.

Mais ces voisins vont devenir un cauchemar pour la fouinarde et le jardinier, allant jusqu’à entraîner leur perte : Ne dit-on pas que la curiosité est un vilain défaut ?

 

Pour vous mettre l’eau à la bouche :

  •  – Ça recommence ! quelqu’un est encore venu faire son marché au jardin. C’est la troisième fois cette semaine. Si ça continue comme ça, je laisse tomber. Je veux bien partager, mais je ne supporte pas que l’on vole le fruit de mon travail. Da ns quel monde vivons-nous ?

Louis est encore en colère ce matin, après avoir constaté le vol de ses chers légumes.

– Tu n’as qu’à arrêter, on ne te volera plus rien, se contente de dire Jeanne pas du tout intéressée par les cultures.

– Et je ferai quoi de mes journées ? Je n’ai pas envie de passer mon temps devant la télé ou la fenêtre comme toi !

– Tu n’auras qu’à aller faire des balades dans les bois, chercher des champignons, et quand il ne fait pas beau, mets-toi à la lecture.

– Je n’ai jamais aimé lire, au bout de trois pages je m’endors.

– Parce que tu n’as jamais trouvé de livres intéressants, va à la médiathèque, ce n’est pas ce qui manque là-bas. Il y a même un coin lecture si tu ne veux pas rester ici.

Louis haussa les épaules : sa femme ne comprenait rien. « Si je lui fermais les volets et éteignais la télé, est-ce qu’elle prendrait un livre ? »

– Tu viendrais avec moi aux champignons ?

– Tu sais bien que je ne peux presque pas marcher !..

  • Ce matin, Louis est parti faire quelques courses et Jeanne est comme chaque jour à son poste d’observation. Mistigri, le vieux chat ronronne sur ses genoux. Lui ne surveille pas, somnolant ou rêvant à quelque souris ou autre bestiole qu’il pourrait chasser.

Soudain, des lumières bleues se mettent à danser sur les façades des immeubles, tels des lutins joyeux : des voitures de police s’arrêtent devant l’immeuble juste en face de la fenêtre de la vieille femme. Elle est aux premières loges du polar qui s’annonce. Elle se lève, éjectant le pauvre chat, réveillé en sursaut. Les jumelles rivées sur les yeux, elle suit les hommes portant un brassard « police » qui se dirigent vers l’entrée « B ».

« Qu’est-ce qu’il se passe ? » s’interroge Jeanne, « un peu d’action aujourd’hui, c’est pas plus mal. »

Après un temps qui lui paraît infini, elle voit ressortir les agents de la force publique qui se dispersent, interrogeant apparemment les passants. Elle entend la porte s’ouvrir et se refermer : c’est Louis qui rentre, elle va enfin en savoir un peu plus.

– C’est quoi tous ces flics en bas ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

– J’en sais rien, je n’ai rien vu.

– Ils t’ont pas interrogé ? Ils interrogent tous ceux qui passent.

– Je suis rentré par-derrière, je n’avais pas envie d’avoir affaire à eux.

– Je me demande ce qui est arrivé, trois voitures de police, ça doit être grave !

Les policiers restèrent toute la matinée dans le quartier, Jeanne trépignait sur son fauteuil : elle voulait savoir.

Sa curiosité allait être satisfaite au milieu de l’après-midi, quand on frappa à la porte : c’était la police. Une femme d’une quarantaine d’année, accompagnée d’un homme plus jeune et qui portait le fameux brassard orange sortit sa carte :

– Bonjour Madame, commissaire Myriam Gougeont, Police judiciaire, nous voudrions vous poser quelques questions.

– Oui, acquiesça Jeanne, je vous écoute.

– On nous a signalé une disparition dans le quartier, auriez- vous des renseignements à nous apporter ?

– C’est que je ne sors guère de chez moi, j’ai des difficultés pour me déplacer, nous ne voyons pas grand monde.

– Et vous monsieur ?

– Pareil, je passe mon temps dans mon jardin, je ne m’occupe pas de ce qui se passe de l’autre côté.

– Mouais, vous n’avez rien vu ou entendu d’anormal ces derniers jours ?

– Ça fait pas mal de temps que nous voyons et entendons des choses anormales, depuis que ces immeubles sont occupés en fait. Nous n’y prêtons plus attention.

– On peut savoir qui a disparu ? ne put s’empêcher de demander Jeanne.

– Un jeune homme, d’environ treize ans – la commissaire lui tendant une photo.

– Je n’ai jamais vu cette personne, désolée.

– Bon, si vous vous rappelez de quoi que ce soit qui puisse nous aider, appelez-moi, ajouta la femme en lui tendant sa carte.

  • Myriam Gougeont était une belle femme, grande, brune, qui s’était présentée, après un master, au concours externe de la Police nationale et avait suivi une formation de deux ans à l’ ENSP (École nationale supérieure de police à Saint-Cyr au Mont D’or). Élève exceptionnelle, sportive, elle s’était imposée par son caractère affirmé. Possédant un charisme puissant, et une intuition plus que féminine, elle dirigeait le commissariat de la ville d’une main de maître. Elle était assistée, dans ses enquêtes par Jonathan Sylvely, inspecteur beau garçon, aux cheveux qui malgré guère plus de trente ans, commençaient à grisonner, Mathieu Bourh (dit Mat), tout jeune sergent et une équipe performante. Jonathan et Mat étaient bien sûr tous deux secrètement amoureux de la commissaire qui ignorait leurs avances, préférant son amie Sara...

Reconstitution

 Un polar dont le héros « testostéroné » va impressionner sa jeune coéquipière qui ne s’en laissera pas compter par ce flic « macho », mais pas insensible.                                       Action, amour et suspense.

Lors de la reconstitution d’un meurtre, l’assassin présumé est abattu, à la stupéfaction générale : Un bruit sec se fit entendre au loin, qui résonna dans l’air frais du matin. Avant même que l’on pût comprendre de quoi il s’agissait, une tache rouge apparut sur le front du meurtrier qui bascula en avant : raide mort.

S’agit-il d’une vengeance commanditée par le père de la victime ? C’est ce que semble penser la police : « Qui d’autre pouvait vouloir la mort de cet homme ? Surtout qu’il n’a pas caché sa satisfaction… »

Ce dernier nie farouchement, mais le tueur prend contact avec lui, réclamant une grosse somme d’argent : « Demain, à vingt-trois heures précises, déposez la somme dans la poubelle du square, celle qui est à côté de la statue de Foch… »

Le père est-il vraiment innocent ? Comment va-t-il se débarrasser du maître-chanteur, avec la police qui le surveille ?

Suspense, rebondissements et fin inattendue.

en attendant, voici quelques extraits :

  • L’homme était assis à l’arrière du fourgon de la gendarmerie, menotté, accompagné de trois gendarmes en armes. Quatre motards entouraient le fourgon, et les gyrophares bleus tournoyaient de concert. Le convoi traversa la ville à vive allure devant les passants hébétés qui restèrent cois sur le trottoir, se demandant quel prisonnier pouvait engendrer un tel charivari.

– Il me semble que c’est le gars qui a tué Martin, avança un jeune homme, il doit être transféré dans une autre prison.

– On devrait ressortir la guillotine pour ce genre d’individu, capable de tuer de sang-froid ! maugréa un homme plus âgé.

– Et tu accepterais de libérer la lame peut être ?

L’homme continua sa route sans répondre en haussant les épaules.

Sorties de la ville, les lumières tournoyantes abandonnèrent l’asphalte pour s’engager, sans presque ralentir, sur un chemin qui menait vers un terrain militaire désaffecté, soulevant une poussière qui les enveloppa entièrement. Les gendarmes se protégèrent les narines de leurs mains, le prisonnier demeura imperturbable. Le convoi stoppa devant une barrière qu’un militaire ouvrit et referma dès que les véhicules furent entrés. Une centaine de mètres plus loin, les motards se garèrent et laissèrent le fourgon terminer sa course dans une cour cernée par des hangars…

  • Un gendarme se mit en place, qui simulait la future victime. L’accusé s’approcha, et à l’instant où il se tourna pour lui faire face, un claquement parvint des bois situés juste à l’arrière. Un sifflement d’aigle fendit l’air encore humide du matin, et avant que l’on ait pu comprendre de quoi il s’agissait, un point rouge apparut sur le front de l’accusé. Une traînée tout aussi rouge descendit sur l’arête de son nez et il s’écroula en avant, raide mort, comme une masse.

Les yeux étaient exorbités, les bouches bées. Tout s’était passé très vite. Les gendarmes dégainèrent leurs armes et s’approchèrent de la clôture de fil de fer barbelé d’où semblait provenir le coup de feu. Car c’était bien un coup de feu, et d’une extrême précision qui venait d’occire le jeune homme.

  • Les quatre gamins qui arrivèrent, avec leurs vélos, pour jouer dans les hangars abandonnés, à quelques minutes de la ville, remarquèrent qu’une voiture était stationnée dans la cour. Elle n’était pas là la dernière fois qu’ils étaient venus, cela faisait trois jours. Inquiets, ils stoppèrent, prêts à rebrousser chemin. Le plus espiègle d’entre eux posa son VTT et s’approcha doucement, se baissant, espérant ne pas se faire remarquer. Il arriva derrière la voiture et constata qu’il y avait quelqu’un à l’intérieur, il semblait dormir, affalé contre le volant. Il fit signe de la main à ses camarades, pour qu’ils le rejoignent, leur signifiant le silence un doigt sur la bouche.

Les huit yeux curieux constatèrent la même chose :

– On dirait qu’il dort, dit à voix basse le plus jeune.

– Chutt ! laissons-le tranquille, barrons-nous !

Trois des gamins repartirent en courant, seul le plus téméraire resta et s’approcha de la vitre conducteur à demi baissée. Il leva la tête pour jeter un bref coup d’œil, et détala à son tour en criant :

– Il est mort ! Il est mort ! Sa tête est pleine de sang !

Les quatre aventuriers montèrent sur leurs vélos et foncèrent prévenir leurs parents de cette trouvaille macabre.